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Pourquoi voyager c’est se sentir vivant ?


Fikifuu - Julien & Joanna

Pourquoi voyager c’est se sentir vivant ?

     Quelle que soit la manière dont nous décidons de vivre vos vies, à plus forte raison aujourd'hui ou nous sommes tous en confinement, se sentir vivant à toujours était une recherche de l’Homme pour trouver un sens à son existence. Voyager est un leitmotiv pour certain, comme moi, face à la routine « imposée » de nos vies.

     Voyager c'est se déplacer, c'est les migrations des peuplades d'hier et d'aujourd'hui, des mouvements de population qui ont leurs raisons d’être dans la survie, la colonisation, l'échange ou l'exploration. Par ces transmigrations, l’être humain à du s'adapter, évoluer et aller à la rencontre de l'autre mais aussi de lui-même.

     Que ce soit en marchant, en naviguant, en volant ou en roulant, nous nous sommes toujours déplacés, piqué par la curiosité de notre monde, nous offrant ainsi la découverte de ses beautés et de ses richesses. Que cela soit pour une bonne ou une mauvaise raison, le but ou la destination n'est qu'un prétexte pour partir à l'aventure de notre existence. Mes lectures ont été mes premières escapades, les légendes et les contes du monde mes premières histoires et les récits de voyages ont nourris mon imaginaire. Je voulais vivre ma propre aventure aussi.

Se sentir vivant en voyage - grand canyon - Fikifuu

 

     Par définition, nous sommes des « êtres vivants », nous sommes donc déjà vivant. Nos existences commencent par une respiration, cycle répétitif et vitale du mouvement de l'air dans notre corps pour l'alimenter et le faire vivre.

     Je me sens vivant parce que… je respire !

     Cela paraît bête et pourtant ! Prenez le temps, juste un instant de sentir votre poitrine se gonfler et se dégonfler : aspirez l'air, expirez-le. Respirer est tellement une évidence que l'on oublie que c'est fondamental ! Sentez-vous à quel point vous êtes vivant ? Non, alors arrêtez de respirer pour voir.

     Il existe bien des manières de se sentir vivant, bon gré mal gré : la perte d'un proche nous rappelant la fragilité et l'impermanence de la vie alors qu'une naissance nous submergera d'émotions rendant cet instant éternel. Les moments en présence des personnes que nous aimons et l'oublie de soi lorsque l'on s'adonne avec passion à un art. Être dans l'instant présent est ce qui nous rend vivant. Nous ne sommes pas capable d'y être tout le temps, hélas, mais nous avons parfois cet abandon de nous-même où nous nous sentons vivre à un moment particulier, peu importe autour, juste est : ici et maintenant.

     Tout notre être est réactif à chaque moment, chaque bruit, chaque odeur, chaque sensation, chaque rencontre, mais cela nous est étouffé par notre quotidien. Ce quotidien qui est rempli de responsabilités, d'obligations, d'engagements.

     Nous avons à travailler durant une quarantaine d'année pour avoir droit à une retraite toute relative (encore plus aujourd'hui) avec un droit à 5 semaines minimum de vacances dans l'année, soit un total de 200 semaines pour notre vie de travailleur. Cumulées, cela ne fait même pas 4 ans. 4 ans donc où nous pouvons jouir de notre vie et faire ce que l'on aspire, ce que l'on aime faire ou ne rien faire, en intermittence toutefois. Pourtant notre quotidien est chargé. De quoi ? De plein de choses à faire.

     Il me semble plus juste de profiter d’être « actif » afin de reprendre la mesure de notre temps et de le remplir comme bon nous semble. Voyager nous rend justement notre temps libre. On nous ressasse souvent que nous n'avons qu'une seule vie, . D'ailleurs, au mot « travail » et même s'ils sont synonymes, je lui préfère le mot « œuvrer » qui à une bien meilleure connotation (et étymologie d'ailleurs), plus positif, plus créateur et qui sous-tend une pleine possession de nos moyens et de notre intelligence afin d'apporter quelque chose de constructif à nos semblables et dans un plus large sens à notre lieu de vie, la Terre. Ne dit-on pas d'ailleurs : Œuvrer pour un monde meilleur.

     Si l'on doit considérer ce que nous, Humains, faisons à la planète, je préfère la visiter avant que certaines de ses beautés disparaissent du fait de nos activités. Voyager nous offre l'émerveillement de voir les joyaux de notre Terre : Les chaînes de l'Himalaya ou des Andes, la foret de Brocéliande ou celle d’Amazonie (ce qu'il en reste du moins), le lac Baïkal ou le lac Yssyk koul. Découvrir ces paysages qui façonnent une culture, une fierté, une identité nationale. Ces paysages en symbioses avec la faune et la flore (parfois endémique donc unique à un lieu) sont des écosystèmes à découvrir. Pendant que je le peux, pendant que c'est encore possible.

     En effet, l'aventure touche à sa fin, beaucoup de gens voyagent, la limite entre un voyageur.euse et un touriste est désormais ténue. Il est désormais facile de visiter d'autres pays, pour le bonheur du tourisme et de son réseau et le malheur de sites historiques et des lieux « paradisiaques ». On ne se sent pas moins vivant mais c'est plus pareil. Les agences de voyages, les compagnies de croisière et autres compagnies aériennes nous vantent tel ou tel destination à des prix très attractifs. Le développement des réseaux sociaux nous inondent de photos de lieux visités par les « gens » (touristes, voyageur.euse, aventurier.ère, globe-trotteur.euse les instagrammeurs.euse, influenceurs.euse, etc...). Tout le monde veut montrer qu'il est allait là ou là... Aujourd'hui, de nombreux sites doivent se protéger et être protégés de la venue en masse de toutes ces personnes. Pourtant j'ai moi aussi visité les temples d'Angkor au Cambodge (Et c'est magnifique je le reconnais), j'ai fait parti de ces voyageurs.euses qui sont allés à Pokhara au Népal pour voir ou partir en trek sur la chaîne de montagnes des Annapurnas, j'ai fait la fête sur ces îles merveilleuses de Thaïlande... 

Jusqu’à il y a quelques années, on partait faire un voyage, aujourd'hui on le consomme à l'image de notre société, Ne vaudrait-il mieux pas voyager autrement ou redécouvrir le chez « soi ». Je ne considère pas mon pays comme mon appartenance (je ne partirai pas avec quand je mourrai) mais j'ai l'impression désormais d’être de trop en partant plutôt qu'en restant. J'ai autant à découvrir là ou je suis, ici me convient bien aussi. Et puis, si ça me titille, je fais mon sac et je prend la route. Après tout, les pieds restent le premier moyen de transport, nul besoin de partir à des milliers de kilomètres pour un voyage.

     Mais depuis peu, un nouveau scénario est apparu : rester chez soi. Ce confinement obligatoire vécu par tout à chacun, à cause ou grâce au Coronavirus (Covid-19), rebat les cartes. Cette fois, il faut rester chez soi pour rester vivant, quelle ironie du sort ! Cela pose la question du sujet autrement, si voyager n'est plus possible, à quoi se sentir vivant tient désormais ? Cela remet en question notre rapport aux autres et à nous-mêmes. Nous sommes toujours vivant mais l'espace est beaucoup plus restreint. Alors, comment devons-nous nous sentir ?

     En ce qui me concerne, je me sens vivant car voyager est tous ça : la découverte de mon monde et des autres monde que je croise, à la manière d'un nouveau né qui s'émerveille à ce qui vit autour de lui. J'ai eu cette chance et je me suis donné les moyens d'aller... ça m'a rempli de merveilles et de souvenirs. J'avais envie de découvrir des choses extérieur à moi et à ce pays qui m'a vu naître. Je voulais approcher d'autres couleurs de peau, d'autres langues, d'autres mœurs, d'autres croyances, d'autres paysages... Ces expériences m'ont fait grandir humainement et j'ai énormément appris sur moi aussi. Je continue de grandir à chaque pas, chaque jour. Voyager, ne pas voyager ou si vous préférez, nomade ou sédentaire, il y a un sentiment intrinsèque à tous les êtres vivants, elle se situe dans le présent à chaque moment que nous vivons : l'Amour de la vie.

     En cette période nouvelle pour notre espèce, l’exode ou le voyage est en mode « pause ». Il ne tient désormais qu'à nous de rester vivant, ce n'est pas où nous sommes qui compte mais plutôt apprécier dès à présent être avec les personnes que nous aimons et avec nous-mêmes ici-bas.

 

« Si la vie à un but et un sens, cela consiste...à tacher d’être vivant. » Alain DAMASIO

 

 

      Cet article participe à l’événement interblogueurs “Pourquoi voyager c’est se sentir vivant” organisé par le blog Grainedevagabonds dont j’apprécie particulièrement l'article : Péninsule du Yucatán : 13 indispensables à visiter.

      Et vous, comment et quand vous sentez-vous vivant? Laissez nous un commentaire en dessous. Votre avis nous intéresse.

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